L’âge d’or est un mythe qui apparaît principalement dans la mythologie grecque puis la mythologie romaine qui s’y réfère sous le nom de règne de Saturne. L’âge d’or fait partie du mythe des âges de l’humanité, avec l’âge d’argent, l’âge d’airain et l’âge de fer. L’or. Les gens l’adorent ou le détestent. Il y a peu gens qui hésitent entre les deux. Malheureusement, l’or est profondément mal compris par les investisseurs et ce malentendu blesse le rendement de leur portefeuille. Beaucoup de gens, dans le monde de la finance et de l’investissement, ressassent les vieux mythes sur l’or : c’est un mauvais investissement, c’est très risqué, et ce n’est pas une bonne protection contre l’inflation. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ces assertions ? Si les investisseurs prennent le temps d’examiner les faits, ces croyances populaires ne résistent pas à l’examen. C’est précisément parce que ces mythes sont devenus si prédominants que l’or est sous-évalué. Une fois que le grand public aura réalisé que ces croyances ne sont pas valides, le cours de l’or va augmenter grandement. 

Mythologie grecque

La mythologie grecque, c’est-à-dire l’ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, se développe au cours d’une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu’à la domination romaine. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde, qui ne s’y réduit pas pour autant. Longtemps après la disparition des religions grecque et romaine, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d’inspiration par les artistes, et continue à l’être de nos jours. La mythologie grecque nous est parvenue grâce à un vaste ensemble de textes dont les plus anciens sont les épopées d’Homère et les poèmes d’Hésiode, principalement la Théogonie, mais aussi par les arts picturaux comme la céramique ou par les monuments sacrés. L’ensemble de ces sources présente des généalogies et des récits qui forment un système doté d’une cohérence limitée. Les mythes grecs témoignent de la représentation que les anciens Grecs se faisaient du monde. Néanmoins, le statut de la mythologie grecque est complexe, car la mythologie dépasse le cadre de la religion. Les personnages et les événements mythiques rapportés par la tradition étaient pour les Grecs, du moins dans leurs grandes lignes, des réalités historiques relevant d’un passé lointain et servaient donc de base de travail aux historiens antiques. Dans le même temps, la mythologie fournit une ample source d’inspiration à la littérature et aux arts grecs antiques.

Interprétations

Le mythe des âges chez Hésiode dérive de la conception du cycle cosmique présente chez les Indo-Européens : celui-ci comprend initialement une phase ascendante, une phase descendante et une période obscure. Hésiode ne garde plus que les phases de la décadence. Plus que le métal dont ils sont faits, car rien ne précise dans les textes que ces Hommes sont réellement métalliques, les vertus qui président à leur façon de conduire leur vie, la façon dont se répartissent diké, c’est-à-dire Justice : qui est aussi une déesse et hybris, c’est-à-dire Démesure : au sens de rivalité avec les Dieux, ou de comportement déraisonnable : la race de bronze, par exemple, ne cessait de guerroyer dans leur vie détermine leur sort dans la vie future. Chez les Hommes de la race d’or comme chez ceux de la race d’argent, c’est la justice qui oriente leur vie en sorte que, après leur mort, les uns comme les autres deviendront des daimones : esprits intermédiaires entre les Dieux et les Hommes. On peut comprendre cette détermination comme une forme de prédestination ou comme un accès possible à une forme de sainteté. Le mythe est alors une forme de compréhension de l’humanité et du projet de dépasser le sort commun à sa qualité d’être périssable.

Sources du mythe

La description de cinq races apparaît dans les Travaux et les Jours d’Hésiode, ouvrage du VIIIe siècle av. J.-C. Le poète romain Ovide a repris le mythe au début des Métamorphoses. L’âge d’or est celui qui suit immédiatement la création de l’Homme alors que Cronos règne dans le ciel : c’est un temps d’innocence, de justice, d’abondance et de bonheur ; la Terre jouit d’un printemps perpétuel, les champs produisent sans culture, les Hommes vivent presque éternellement et meurent sans souffrance, s’endormant pour toujours. L’âge d’or symbolise un passé prospère et mythique. Au Moyen Âge, l’âge d’or devient en revanche une promesse, celle d’un futur paradisiaque et d’un monde de paix.

Raisons

Cette époque mythique appelée également règne de Saturne est donc l’âge qui suit la création de l’Homme qui est un éternel printemps. En l’absence de tout justicier, spontanément, sans loi, la bonne foi et l’honnêteté y étaient pratiquées. La Terre elle-même, aussi, libre de toute contrainte, épargnée par la dent du hoyau, ignorant la blessure du soc, donnait sans être sollicitée tous ses fruits. Mais Cronos est précipité sous terre, dans le Tartare, et c’est Zeus ou Jupiter dans la mythologie romaine qui devient le maître du monde, soit du ciel. L’âge d’argent débutait. On retrouve également des évocations de l’âge d’or chez d’autres auteurs et poètes latins tels que Tibulle, dans l’une de ses Élégies, et chez Virgile, dans les Géorgiques et dans la quatrième églogue des Bucoliques, intitulée Pollion. Le mythe de l’âge d’or prit une importance particulière à Auguste qui apparaissait alors comme l’homme capable de ramener l’humanité, sinon à l’âge d’or, du moins à un nouvel âge meilleur que celui dans lequel vivaient ses contemporains et qu’ils comparaient à l’âge de fer. L’Empire, romain sortait en effet d’une seconde guerre civile et les Romains voyaient en Auguste celui qui était parvenu à rétablir l’ordre.